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☠️ Jeanbrun & 150-0 B ter : la défiscalisation est-elle un piège à c*n ?

Et des actus de la tech patrimoniale Française & US !

🌟 Aujourd’hui dans Next Gen Patrimoine :

☠️ Jeanbrun & 150-0 B ter : la défiscalisation est-elle un piège à c*n ?
🌦️ Hedge funds : les météorologues à 1 M$ et les marchés de prédiction
🏢 BlackRock dépose un ETF Bitcoin à revenus de primes
🔗 Fidelity lance son stablecoin FIDD : les géants de la gestion entrent dans la course
🤖 Zocks : 45 M$ pour l'IA agentique chez les conseillers financiers

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☠️ Jeanbrun & 150-0 B ter : la défiscalisation est-elle un piège à c*n ?


« La fin du 150-0 B ter sur les club-deals immobiliers est une bonne chose », m’a dit hier l’un des plus gros acteurs français du club-deal immobilier.

Il m’a lâché ça avec le sourire, autour d’un petit café à 16 € l’unité, à la table d’un palace parisien : « Ça va faire dégager les touristes du secteur, et ça, c’est bon pour mon business. Et puis, si je veux en faire, je le ferai sur de l’hôtellerie. »

Et je crois que c’est le symptôme d’un mal bien plus profond dans le monde de l’investissement en France : le mal de la défiscalisation.

Le principe est simple : l’État flèche les investissements vers les secteurs qu’il juge stratégiques au regard de sa feuille de route, avec l’ambition d’y attirer des capitaux privés.

Si la défiscalisation est un piège, c’est d’abord parce qu’elle masque la performance réelle d’un produit. Ces investissements, teintés d’une “mission” parfois artificielle, sont vendus comme des miracles… alors que l’État, lui, n’a pas vocation à se soucier de votre rendement.

Vous financez un peu toutes les causes avec :

  • Pinel : construction de logements

  • Girardin : équipements et parcs industriels ultramarins

  • Malraux : rénovation du patrimoine

  • FIP / FCPI : PME et innovation

  • SOFICA : cinéma

Je vous vois venir : le pavé. On va s’éviter ça et faire un tour rapide des derniers chiffres.

  • Pinel : selon le rapport IGF/CGEDD (2019), un investissement Pinel moyen revendu après 9 ans engendrerait une moins-value de 16 000 € dans un contexte de prix stables.

  • Girardin : capital “sacrifié” + des dizaines d’opérations mal montées ou non conformes (durée d’exploitation, matériel réellement utilisé, délais, conformité…) = l’administration reprend la réduction d’impôt.

  • Malraux : pas assez significatif pour nous intéresser ici, avec un impact budgétaire cumulé de moins de 50 M€ en 2023.

  • FIP / FCPI : performance moyenne (étude AMF 2025 sur 703 fonds / 25 Md€) :

    • TRI médian des FIP : -2,4 %

    • TRI médian des FCPI : -1,1 %
      Sur 5 ans, la performance médiane des FIP ressort autour de -3 % par an (hors avantage fiscal).
      Sur 10 ans, les frais peuvent représenter 30 % à 40 % de l’encours.

  • SOFICA : la rentabilité d’un investissement en SOFICA, hors avantage fiscal, est structurellement négative. Voilà voilà.

Est-ce que ces placements sont tous mécaniquement mauvais ? Non.
Est-ce qu’ils doivent être analysés comme des investissements “sans fiscalité”, c’est-à-dire en regardant d’abord le sous-jacent ? Oui.

L’enjeu, c’est de construire des patrimoines robustes — pas de gaver des intermédiaires avec des gains fiscaux éphémères sur un patrimoine qui s’effrite.

Et le “Jeanbrun”, va-t-il changer la donne ? En gros, vous louez nu pendant 9 ans : vos loyers sont imposés après déduction des charges, et vous ajoutez un amortissement annuel du bien. Cela peut neutraliser l’impôt sur les loyers, voire créer un déficit : une partie s’impute sur le revenu global (dans la limite d’un plafond), le reste se reporte sur les revenus fonciers futurs.

Mais les adeptes de ce nouveau dispositif vont, comme souvent, payer leurs biens trop cher. À chaque nouvel avantage fiscal, le marché fabrique des produits “éligibles” et les vend packagés. L’avantage sert alors plus à faire passer une surcote qu’à améliorer réellement le rendement. Et disons-le simplement : si le cash-flow est mauvais (prix élevé + loyer plafonné), le fiscal ne compense pas.

Bon, on ne va pas cracher sur le fait que nos élus et gouvernements s’intéressent, même un peu, à l’immobilier, même si l’on sait déjà à quoi s’attendre.

Comme toujours, ce sont les impatients (ceux qui veulent une réduction fiscale rapide) qui se feront plumer, au détriment des patients : ceux qui prennent le temps de construire un patrimoine solide.

Peut-être que cet opérateur immobilier avait raison : sans niches fiscales, il ne resterait que les bons opérateurs. Ma conviction n’a pas bougé : avec ou sans 150-0 B ter, l’année sera celle des club-deals immobiliers.

Et oui : la défiscalisation est souvent un piège à c*ns 🙂

⚡️[MASTERCLASS] Tokenisation Immobilière, on en est où ?

La tokenisation de l’immobilier à porté de grande pomesses ces dernières années, mais etre le ralentissement du secteur et les desillusions du crowdfunding, il semble qu’aucune société n’ai réussi à émerger chez nous.

Pourtant les choses avancent ailleurs, et peut être bientôt chez nous ?

Next Gen Patrimoine organise une live masterclass d’une heure pour en discuter avec des experts (comme Stéphane Daniel)

→ Le 3 février 2026 à 11h 🔗 Inscription gratuite ici (places limitées)

Au programme :
- Etat de l’art de la tokenisation dans le monde et des avancées sur la dernières années
- Etat de l’art sur la tokenisation immobilière en France et dans le monde
- Perspectives et échanges avec des experts du secteur

🌦️ Hedge funds : les météorologues à 1 M$ et les marchés de prédiction

Les hedge funds recrutaient massivement des experts météo pour anticiper les mouvements de marché. Désormais, les marchés de prédiction pourraient offrir une alternative plus directe et plus efficace pour isoler ce facteur climatique.

Ce qu'il faut savoir

  • Recrutement météo en hausse de 23% : les fonds spéculatifs paient jusqu'à 1 M$ pour attirer les meilleurs modélisateurs atmosphériques, capables de prédire les impacts sur l'énergie, l'agriculture ou l'assurance.

  • Limite structurelle : même avec une prévision météo parfaite, le trade peut échouer face aux dizaines d'autres facteurs (géopolitique, annonces de producteurs, FX).

  • Marchés de prédiction comme outil de "factor stripping" : ces plateformes permettent de parier directement sur un événement climatique isolé, sans bruit externe — un hedge pur.

  • Adoption en cours : plusieurs fonds et banques ouvrent des postes dédiés aux traders de marchés prédictifs.

Pourquoi c'est important

Cette évolution signale une sophistication accrue des stratégies alternatives proposées aux clients fortunés. Les fonds multi-stratégies intègrent désormais des outils qui n'existaient pas il y a cinq ans.

Concrètement, cela impacte la due diligence sur les hedge funds : comprendre comment un gérant isole ses facteurs de risque devient essentiel. Les marchés de prédiction, encore confidentiels, pourraient devenir un critère différenciant dans l'évaluation des allocations alternatives — à condition que la liquidité suive.

🏦 BlackRock dépose un ETF Bitcoin à revenus de primes

BlackRock vient de soumettre à la SEC un dossier S-1 pour un "iShares Bitcoin Premium Income ETF". Ce produit vise à répliquer le cours du Bitcoin tout en générant des revenus via la vente systématique d'options call sur l'ETF spot IBIT.

Ce qu'il faut savoir

  • Stratégie covered-call appliquée au BTC : l'ETF vendra des calls principalement sur IBIT pour monétiser la volatilité implicite et distribuer des primes aux investisseurs.

  • Ticker et frais non communiqués : le dépôt reste préliminaire, selon l'analyste Bloomberg Eric Balchunas.

  • Pression accrue sur les primes : Wintermute anticipe une compression des rendements liés à la volatilité, déjà sous pression depuis le lancement des options IBIT.

  • Cours actuel du BTC : 87 633 $ au moment du dépôt.

Pourquoi c'est important

Ce produit illustre la sophistication croissante des véhicules d'exposition crypto accessibles aux clients patrimoniaux. L'argument "rendement régulier" sur actif digital devient tangible — mais avec une contrepartie : l'investisseur renonce partiellement aux hausses brutales du Bitcoin.

Concrètement, cela change la conversation client : on passe d'une logique purement spéculative à une approche structurée, comparable aux stratégies de rendement sur actions. Attention toutefois à la compression des primes si ces produits se multiplient — le rendement affiché aujourd'hui pourrait s'éroder demain.

 

🏛️ Fidelity lance son stablecoin FIDD : les géants de la gestion entrent dans la course

Fidelity Investments lancera début février son propre stablecoin, FIDD, sur la blockchain Ethereum. Une offensive stratégique qui illustre l'institutionnalisation accélérée des actifs numériques adossés au dollar.

Ce qu'il faut savoir

  • Émetteur régulé : Fidelity Digital Assets, filiale détenant une licence bancaire fédérale, garantit FIDD à parité 1:1 avec le dollar.

  • Réserves conformes au Genius Act : cash, équivalents de trésorerie et bons du Trésor US à court terme — cadre réglementaire signé en juillet.

  • Usage institutionnel et retail : règlements 24/7 entre traders institutionnels, paiements on-chain, intégration DeFi via Ethereum mainnet.

  • Contexte concurrentiel : Circle (USDC) domine le marché US régulé, Tether a lancé USAT pour les États-Unis, et McKinsey projette 35 000 Mds$ de transactions stablecoins en 2025.

Pourquoi c'est important

L'entrée de Fidelity change la donne. Un acteur gérant plus de 4 000 Mds$ d'actifs propose désormais une infrastructure crypto native — signal fort pour les clients institutionnels et patrimoniaux.

Attention au risque de fuite des dépôts : Standard Chartered et Bank of America alertent sur la migration potentielle vers des stablecoins rémunérés. Le débat législatif sur l'interdiction des rendements (Clarity Act) sera déterminant. À surveiller de près pour anticiper les arbitrages clients entre dépôts traditionnels et alternatives digitales.

🤖 Zocks : 45 M$ pour l'IA agentique chez les conseillers financiers

La startup Zocks vient de boucler une Série B de 45 M$ pour son assistant IA dédié aux conseillers financiers. En moins de trois ans, la fintech a séduit 5 000 cabinets aux États-Unis et au Canada.

Ce qu'il faut savoir

  • Financement accéléré : 65 M$ levés au total depuis 2022, avec Lightspeed Venture Partners et QED Investors en co-lead. Croissance du chiffre d'affaires x8 sur un an.

  • IA agentique, pas simple prise de notes : Zocks écoute les conversations clients, structure les données, et propose des actions proactives — ouverture de comptes, relances personnalisées, identification d'opportunités (529 plans, 401(k) orphelins).

  • Clients majeurs : Ameritas Life Insurance, Cambridge Investment Research, Carson Group. Modèle SaaS facturé par conseiller.

  • Conformité native : pas d'enregistrement par défaut, architecture pensée pour les environnements régulés (RIA, assurance).

Pourquoi c'est important

Zocks préfigure l'avenir du métier de CGP. l'IA agentique devient un levier de productivité incontournable.

Concrètement : identifier en un clic les clients sans PER ou avec des contrats dormants, automatiser les relances personnalisées, libérer du temps pour le conseil à valeur ajoutée. L'enjeu n'est plus "faut-il adopter l'IA ?", mais "quel outil choisir avant que la concurrence ne le fasse ?". Expansion européenne annoncée — à surveiller.

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